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Mai 68: commémoration des délires de la gauche libérale

Il y a de cela dix ans je rédigeais un article en tant que responsable du FNJ Rhône-alpes, pour dénoncer cet « héritage » pseudo-révolutionnaire et bourgeois qui fut l’acte de naissance du gauchisme moderne. Les relents nauséabonds de Mai 68 étant toujours les mêmes, je me contenterai de remettre cet article au goût du jour…

En 2007 Nicolas Sarkozy jouait la carte de la droite dure et décomplexée pour séduire l’électorat FN, une opération qui se solda hélas par un succès total. Parmi les discours de l’ex homme fort du parti des « républicains » (à l’époque UMP) on retrouvait alors une volonté affichée de rompre avec l’héritage de mai 68 ; dans la pratique cela se termina par la nomination au ministère des affaires étrangères de Bernard Kouchner, figure de cette gauche libérale soixante-huitarde célèbre pour son travail de destruction en Serbie.

Emmanuel Macron pour sa part a joué la carte de l’honnêteté : fervent défenseur d’une société de consommation ouverte, « progressiste » et mondialisée, il affirmait dès l’automne 2017 son désir de commémorer les 50 ans de ces tristes et ridicules agitations. Bien qu’il soit toujours question de « changement » dans la bouche des présidents français, il existe néanmoins des constantes auxquelles la « République » ne saurait renoncer dès lors qu’elles constituent le fumier nécessaire à la croissance de l’idéologie « libérale-gauchiste » .

Mai 68 en fait partie.

Depuis quelques semaines déjà, les premières affiches font leurs apparitions, les nostalgiques de l’éducation « nationale » se remémorent leurs frasques estudiantines tandis que paraîtront bientôt des livres partisans, dont l’inexactitude historique le disputera à la démagogie bobo. Pauvre jeunesse que celle de France qui bien souvent, du fait de ce constant rabâchage, se retrouve à songer à ce mois de Mai 68 où tout semblait si beau, où la jeunesse « combattait » dans les rues pour se « libérer »

Mais ici quelque chose ne tourne pas rond ; en effet de quoi les jets de pavé des trotskystes de Cohn-Bendit étaient ils supposés libérer la jeunesse française ? Certainement pas d’un système bourgeois décrié à l’époque par l’individu sus nommé, dans lequel lui et ses acolytes se sont rapidement  vautrés par la suite. « Dany le Rouge » dont les partisans affirmaient être « tous des juifs allemands » n’est il pas devenu la chienne de garde la plus zélée du parlement européen, institution technocratique et néolibérale ?  On reconnaît un arbre à ses fruits et il convient donc de savoir quels ont été ces fruits soixante-huitards.

D’un point de vue humain tout d’abord ; cette pseudo révolte de jeunes étudiants capricieux allait fournir le gros des bataillons de l’éducation nationale qui depuis des décennies tentent avec succès de décérébrer les nouvelles générations. Ces professeurs si pressés d’inculquer aux bambins les « valeurs de la République » que mai 68 leur a enseigné, ont réussi à faire en sorte qu’un enfant sur quatre ait du mal à écrire, lire et compter lors de son entrée au collège. Qu’importe, il sait déjà qu’il doit voter à gauche…
Bien entendu le conditionnement se poursuit au collège, au lycée, voire à l’université où tous ces soixante-huitards – ou fils de soixante-huitards désormais car la gauchisme est souvent une maladie héréditaire – relayent sans cesse les dogmes de l’établissement. 
Quels furent d’ailleurs les véritables dogmes des militants casseurs de mai 68 ? Car c’est bien de dogmes qu’il faut ici parler et non d’idées ou de projet construits. Le soixante-huitard tout comme son descendant néo gauchiste définit ses projets de manière essentiellement négative : il est avant tout un « anti » – avant de devenir nanti comme ses mentors, Kouchner et Cohn-Bendit. Antiautoritaire qui rapidement en arrive à prôner le rejet de toute forme d’autorité – depuis l’autorité familiale jusqu’à l’autorité étatique – « antifasciste » qui en devient antinational puisque tout ce qui est français devient fasciste, anticapitaliste de pacotille qui voit le capitalisme dans tout ce qui n’est pas collectiviste… De tels délires pourraient a priori paraître risibles s’ils n’étaient pris pour argent comptant par une jeunesse de plus en plus victime d’un manque cruel d’éducation politique et civique. En proposant des « solutions » simplistes et des slogans stéréotypés, les fils politiques des voyous de mai 68 aujourd’hui regroupés dans les différents mouvements de la gauche libérale (ou plus simplement du libéralisme affirmé) séduisent une jeunesse parfois consciente du fait que le système met en péril leur avenir et leur bien être, sans pour autant savoir vers qui se tourner. Mais nous devons rappeler à ceux qui croient – en raison d’un lâche et impitoyable lavage de cerveau qui dure désormais depuis cinquante ans – que la vie avant mai 68 était un calvaire pour la jeunesse, qu’en réalité cette date correspond à une vaste hypocrisie de laquelle découle la détresse des jeunes français du 21ème siècle. En réalité commandité par des forces subversives qui aujourd’hui présentent fièrement ce que l’on appelle parfois « le nouvel ordre mondial », mai 68 peut donner lieu à un triste et sordide bilan :

  • Mai 68 a poussé toute une jeunesse à déconsidérer et à mépriser la cellule familiale pourtant protectrice et formatrice. La révolte contre les parents et le désintérêt vis-à-vis des anciens, fondements de la « révolution » soixante-huitarde sont de nos jours généralisés tandis que les familles décomposées se multiplient. En parallèle, l’homoparentalité fait son apparition aux côtés de la GPA alors que les enfants sont considérés par nombre de parents comme de simples bouches à nourrir ; de là découlent l’institutionnalisation de l’IVG et les abominables infanticides que rapportent régulièrement les médias. Cette déresponsabilisation annoncée doit beaucoup aux agités de Mai 68 qui voulaient « jouir sans entraves »

  • Mai 68 a encouragé la jeunesse à se détourner de ses racines, de son histoire, de ses héros et de tout ce qui a façonné notre identité au cours des siècles. Voici donc toute une partie de la jeunesse moderne révoltée contre son propre être, contre son propre patrimoine, en venant à se montrer plus que virulente à l’égard de toute manifestation de patriotisme. Pourtant, cette même jeunesse qui rejette et nie son identité, exalte celle de « l’autre » quand bien même elle ne la connaîtrait pas. Incohérence toujours, et surtout masochisme xénophile toujours encouragé par les néolibéraux que les ex « leaders » de Mai 68 ont aujourd’hui rejoint.

  • Mai 68 a enseigné à ses partisans le rejet total de toute forme de fierté, dignité, honneur et de dépassement de soi au profit d’un libertarisme dévoyé aboutissant à l’avachissement le plus total. Le lien avec tout un pan de la jeunesse moderne est évident lorsque l’on constate à quel point celle-ci se complait désormais dans l’inaction, la drogue, la négation de l’apport du travail sous toutes ses formes (intellectuel ou manuel), et le mépris à l’égard des considérations esthétiques et hygiéniques. En témoignent ces nombreux jeunes qui fournissent le gros des troupes de l’extrême gauche, portant tous les mêmes défroques et symboles, arborant les mêmes coupes de cheveux, faisant tous l’apologie de la passivité et des psychotropes. Ce sont ces mêmes jeunes qui refusent la culture – exception faite de celle qui les maintient dans leur microcosme – et le travail, ce qui les conduit à encourager et à participer à toutes les grèves qui paralysent le pays et handicapent les citoyens sous couvert de fausses luttes sociales.

  • Mai 68 a en résumé détruit toute forme de norme sociale, morale ou spirituelle. Fidèle au principe socialo-communiste « du passé faisons table rase », les hommes et les femmes qui ont été manipulés il y a 50 ans lors des « événements » n’ont rien construit comme ils le prétendent, et ne sont les chefs de file d’aucune évolution. Ils sont en fait responsables d’une terrible régression ayant aboutit à la situation chaotique que nous constatons tous les jours ; celle d’une jeunesse déracinée et sans but, en révolte contre elle-même et qui sans s’en rendre compte, se précipite vers l’abîme.

Ce triste héritage politique a été accepté, expressément ou tacitement, par les diverses gouvernances qui ont précédé celles de Macron qui pour sa part est allé jusqu’à faire de Mai 68 un événement « fondateur », en choisissant de le commémorer officiellement comme l’indique la propagande qui se met déjà en place depuis début mars.

Que ceux qui pensent encore que Mai 68 constitue une date sacrée dans la lutte contre la bourgeoisie et le capitalisme considèrent leurs héros : tous ont largement profité du système bourgeois qu’ils prétendaient rejeter, certains allant jusqu’à exercer de hautes fonctions à l’intérieur de la machinerie néolibérale, et ce aujourd’hui encore. Il ne faut pas s’en étonner dès lors que la gauche a depuis fort longtemps fait siens les projets globalistes néolibéraux, la frontière entre libertaire et libéral ayant toujours été pour le moins poreuse.

Cette gauche libérale est sans doute ce qu’il y a de plus dangereux : grâce à son déguisement « social » elle peut encore servir de caution humaniste aux desseins les plus sordides du capitalisme financier et séduire les français les moins informés. Souhaitons qu’un jour enfin Mai 68 soit présenté tel qu’il fut : le délire improbable d’une gauche décadente instrumentalisée par des libéraux triomphants.

A Propos Michael Guerin

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