Aucun observateur sincère ne saurait nier que les prétendues « manifestations étudiantes » de ces dernières semaines ont basculé en émeutes raciales. Celles-ci atteignent désormais des sommets de violence sans précédent : la plupart des grandes agglomérations font face à des situations de quasi-guerre civile où se mêlent tirs de mortiers d’artifice, pillages systématiques, incendies de bâtiments publics et attaques contre les forces de l’ordre.
Les émeutes raciales de 2005 : un précédent oublié
Inouïes par leur intensité, ces émeutes ne le sont pourtant pas par leur nature. En 2005, dans le cadre du projet de CPE, les mouvements gauchistes organisaient (évidemment) le blocage des facultés accompagné de manifestations de masse. Très rapidement, ces « grèves » furent infiltrées par les racailles allogènes qui, outre la casse et les pillages, en profitèrent pour bastonner les bourgeois parisiens bien blancs de la LCR, de l’UNEF et autres « manifestants », mettant ainsi un terme au mouvement.
Comment le racisme anti-blanc fut assimilé à l’antisémitisme
C’est à cette occasion que le racisme anti-blanc, dénoncé depuis longtemps par le Front National, fit son apparition officielle dans les médias notamment sous la plume d’intellectuels juifs comme Alain Finkielkraut, qui s’empressèrent d’associer cette « nouvelle » réalité à l’antisémitisme. À l’issue de ces premières émeutes communautaires, le mot d’ordre devint clair pour de nombreux Français, en particulier à droite : les Français de souche devaient lutter aux côtés des juifs contre les hordes musulmanes.
L’alliance entre extrême droite et organisations juives
La fracture ethnique prenait alors une coloration religieuse ou « civilisationnelle ». Les thèses de Guillaume Faye et d’Alexandre Del Valle commençaient doucement à prendre racine dans les discours officiels. En 2006, le processus s’accéléra avec le meurtre crapuleux d’Ilan Halimi par le gang de Youssef Fofana. Des marches dénonçant l’antisémitisme et l’insécurité liée à l’immigration furent organisées ; la branche « mariniste » du FN manifesta à cette occasion aux côtés de la Ligue de Défense Juive. L’alliance se scellait. Même l’extrême droite la plus radicale mordait à l’hameçon puisqu’en 2007, on pouvait lire sur le site du mouvement Terre et Peuple un article intitulé « Juifs et Gaulois, la paix des braves ».
Vingt ans plus tard : le succès du récit « islam versus Occident »
Vingt ans plus tard, la stratégie a pleinement réussi. La grande majorité des nationalistes français perçoivent encore les émeutes raciales en cours comme l’expression d’un combat civilisationnel opposant l’Occident à l’Islam. La présence permanente de drapeaux palestiniens dans les cortèges et sur les images de chaos vient aggraver cette perception, pour le plus grand bonheur de ceux qui ont intérêt à maintenir ce cadre narratif.
Pourtant, cette lecture est profondément trompeuse.
L’allogène américanisé : pourquoi les émeutes raciales n’ont rien à voir avec la Palestine ni l’islam
Les émeutes raciales actuelles n’ont aucun rapport structurel avec la Palestine ni avec l’islam. Ces références n’apparaissent que comme des symboles de rejet du monde européen, du monde blanc, de l’ordre bourgeois et de la société de consommation dans laquelle ces jeunes sont nés et ont grandi. Les émeutiers ne sont pas des « combattants de la cause palestinienne » ni des djihadistes en devenir. Ce sont, dans leur écrasante majorité, des jeunes de troisième ou quatrième génération d’immigration, largement occidentalisés – voire américanisés. Leur mode de vie, leurs codes vestimentaires (casquettes, sneakers, sweat à capuche de marques californiennes), leur langage (argot issu du rap US et du français des banlieues), leur rapport à la technologie, à l’argent facile, aux réseaux sociaux et au pillage de magasins de luxe ou d’électronique viennent de la culture de masse américaine, de Californie et de New York, en aucun cas d’Iran, de Gaza ou de Kaboul.
Ne parlons même pas des délires de la bourgeoisie blanche antifa qui, parvenue au stade final de la schizophrénie politique parvient à mêler drapeaux palestiniens et LGBT
L’absurdité de la grille de lecture religieuse
Nombre d’entre eux sont d’ailleurs issus d’Afrique noire. Or l’Afrique subsaharienne compte aujourd’hui plus de catholiques que l’Europe : faut-il alors parler d’« immigration catholique » ou de « croisades » chaque fois que des jeunes d’origine africaine cassent et pillent, sous prétexte que d’autres invoquent le djihad ? L’absurdité de la grille de lecture religieuse apparaît ici dans toute sa clarté. Si le droit islamique s’appliquait au quotidien dans les banlieues, ces jeunes allogènes en seraient les premières victimes et nombre d’entre eux seraient manchots à l’heure actuelle.
Une guerre démographique, pas une guerre de civilisation
Ce n’est pas une guerre de civilisation entre l’islam et l’Occident qui se joue dans les rues de Paris, Marseille ou Limoges. C’est le produit d’une société fragmentée selon des lignes raciales, d’une jeunesse issue de l’immigration de masse qui a assimilé les codes de la société de consommation occidentale tout en rejetant ses règles, ses institutions et, de plus en plus ouvertement, ses populations historiques.
La France ne fait ainsi pas face à une conquête religieuse ou civilisationnelle, mais à une guerre démographique qui voit progressivement la population historique de l’hexagone remplacée par des éléments allogènes via une immigration de peuplement organisée par le système politique lui-même.
Le Mal occidental à l’origine des bandes ethniques
De plus, la psyché des bandes ethniques qui empoisonnent la France et l’Europe n’est pas le produit d’une civilisation islamique, arabe, africaine ou orientale, mais bien une excroissance typique du Mal occidental. C’est en effet « l’État de droit démocratique et libéral » – exception culturelle propre aux sociétés occidentales et chrétiennes comme l’a démontré Max Weber – qui a rejeté toute forme de transcendance, rejeté l’État véritable (au sens romain du terme) et son autorité, érigé l’individualisme consumériste comme source de tout bonheur, encouragé le cosmopolitisme et l’immigration au nom de folies idéologiques qui animaient hier encore nombre de leaders et intellectuels juifs ou laïcs qui se plaignent désormais du communautarisme ou de l’antisémitisme…
Ce à quoi nous assistons ici est ni plus ni moins la rébellion d’éléments étrangers non civilisés face à la « contre-civilisation » qui les a engendrés.
Ne plus donner un alibi idéologique aux émeutes raciales
Continuer à interpréter les émeutes raciales à travers le prisme « islam versus Occident » ou « Palestine versus Israël » revient à offrir aux émeutiers un alibi idéologique et à conforter ceux qui ont tout intérêt à ce que la fracture ethnique soit lue en termes purement religieux. La réalité est plus prosaïque et plus inquiétante : une sous-classe ethnique largement déracinée, formée dans les banlieues françaises et baignée dans la culture américaine de la violence et du luxe ostentatoire, qui trouve dans le chaos l’occasion d’exprimer un ressentiment identitaire dirigé contre le monde blanc européen. Et qui, démographie oblige, efface progressivement l’autochtone de son propre territoire.
Retour aux Forets